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Par Belgarion, le 21/12/2009

Après deux romans SF, Thomas Geha nous entraîne dans une histoire résolument fantasy pleine de sang, de complots et de violence. L’empire qivhvien, composé d’hommes serpents, étale son savoir-faire guerrier et sa brutalité pour envahir tout le continent. La dernière victime de cet empire est le royaume Shao, contrée du narrateur Tiric Sherna, qui nous livre le récit de sa captivité et de sa quête de vengeance.
Le ton général du roman est donné avec une atmosphère poisseuse, lourde, qui accompagne chaque pas du héros et de ses adjuvants. La violence et la mort sont omniprésents dans cet empire matriarcal et chaque jour de plus en vie est une victoire en soi avec le monde des arènes qui attend Tiric. La narration à la première personne amplifie toutes ces émotions et permet d’avoir un lien d’empathie plus fort pour suivre les vicissitudes du héros. L’un des points forts de ce livre est justement de sortir des ornières de l’heroïc fantasy. Ainsi, plus proches de la tragédie grecque que de Conan le barbare, les personnages sont complexes et ambigus et sont prêts à tout pour survivre et assurer leurs motivations. A l’inverse, le personnage plus idéaliste de Karhzoa forme un parfait contrepoint au caractère des guerriers farouches que sont Tiric et Kardelj. Les personnages forts complètent avantageusement une intrigue pour l’instant relativement simple mais très bien menée et qui promet de nombreuses surprises. Les mystères liés au sabre de sang ou encore aux pouvoirs de la soltone ne manquent pas!
Au milieu de tous ces points positifs on peut regretter certains détails. Ainsi, le monde qivhvien est très riche, moins caricatural qu’il n’apparaît au début à travers les yeux voilés de haine du narrateur.  Il mériterait plus d’approfondissements que le style à la première personne ne le permet. De plus, la découverte du sabre de sang n’arrive qu’en toute fin de roman, contrairement à ce que le titre laissait prévoir, et reste aussi brève que brutale. On ne comprend que partiellement les actes qui suivent, et la voix surgie de nulle part qu’entend le héros apparaît un peu parachutée.
Dernier point et non le moindre, le style clair et efficace de l’auteur rend la lecture aisée et incite à lire le livre d’une traite. Il reste maintenant à patienter un an et demi pour avoir la fin de ce dyptique dangereusement séduisant par sa forme, une très belle couverture sang et ébène, ainsi que par son fond.

7.0/10

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Tiric Sherna est un grand combattant Shao dont le peuple vient d’être vaincu par les Qivhviens, des êtres reptiliens. Emmené en esclavage dans la capitale Ferza, remis entre les mains d’une noble sans scrupules, il ne vit plus que pour le jour qui verra s’accomplir sa vengeance. Il partage l’humiliation de la captivité avec Kardelj, un calme Shao rencontré lors de leur voyage vers l’enfer et qui tente de tempérer les ardeurs de son ami. Tandis que les plans d’évasions se succèdent dans la tête de Tiric, les combats font rage dans l’arène.

Difficile de faire un résumé sans trop dévoiler d’éléments. Car Le Sabre de Sang est avant tout une histoire d’Hommes. La trame globale est assez simple : un peuple vaincu, un guerrier humilié, des désirs de vengeance, des trahisons, une fuite ; tous les bons éléments d’un roman de fantasy sont là et sont bien traités. L’originalité vient ailleurs. Tiric, en premier, est un héros peu banal, loin des êtres parfaits aux nobles sentiments et prêts au pardon comme il en existe des dizaines. Il apparaît au contraire comme un homme aveuglé par la haine, blessé dans son amour-propre, prenant chaque affront contre son peuple de manière personnelle. Ses pulsions d’anéantissement ne le lâchent pas et son ami a parfois du mal à retirer les œillères forgées par cet homme meurtri. Les autres personnages ne sont pas en reste et se révèlent d’une agréable complexité, qu’ils soient calculateur, honteux, secrets, fous ou amers. Les mauvais ne sont finalement peut être pas si facile à identifier et catégoriser. La nuance, dans la perception et les sentiments, est une des clé de l’ouvrage.

Le style direct, voire brut, à la première personne, colle bien à cette histoire de guerriers qui roulent dans la crasse et qui n’ont plus rien à perdre, si ce n’est leur vie. Si le début du récit est déroutant, entraînant le lecteur tel un esclave sans conscience balloté vers une destination inconnue, l’éclairage vient rapidement une fois l’arrivée en pays Qivhvien. La montée en puissance de l’intrigue ne faiblit alors plus jusque dans les dernières pages, entre duels, assassinats, traque dans des paysages fabuleux, tissage d’étroits liens entre protagonistes et faux répits… L’univers créé par Thomas Geha pour son premier roman de fantasy est riche à souhait, complexe et efficace, entre terre et mer, ville et campagne, d’un peuple à l’autre. Une pointe de magie vient sublimer un ensemble déjà superbe. La toute fin de cette première partie est une merveille de rebondissements, qui laisse présager d’une seconde toute aussi palpitante.

Le Sabre de sang marque la lancée des éditions Critic et remplit bien son rôle de porte parole. Ni l’auteur ni les éditeurs n’ont à rougir du résultat. Le décollage est réussi, applaudissez le commandant de bord et ses stewards et laissez vous embarquer dans le tourbillon sanglant mené par Thomas Géha.

sur        →  La Librairie La Griffe Noire

avis

Notre coup de folie de l’année!!! Une petite maison d’édition et un auteur inconnu pour une très belle réussite Fantasy, tout en action… UNE Très BELLE Réussite!!!

→        TEMPS DE LIVRES

Le premier continent est sous la domination des Qivhiens, une race reptilienne, armée, organisée. Tiric Sherna est un Shao, le dernier royaume en date sous la coupelle des envahisseurs. Les Shaos, trop fiers, pour faire alliance avec l’un des sept royaumes. Tiric est conduit en terre ennemie pour devenir gladiateur. La captivité, la condition d’esclave lui laisse l’envie d’en découdre. Lui, le noble, préfère mourir que de rester captif.

Le destin en a décidé autrement. Tiric survivra. Accompagné d’un autre Shao, Kardelj Abaskar, ils devront fuir pour rester en vie.

Ces quelques lignes ne résument pas l’ampleur du livre. En dire plus donnerait des clefs. Thomas Geha donne naissance à un univers foisonnant. Loin des clichés de la fantasy, les personnages sont complexes, ambigüs. Ils sont prêts à tout pour survivre. Le code moral n’a que peu de valeur. Tiric Sherna sert ses propres intérets, sa futur vengeance.

La couverture donne une idée de l’ambiance. Lourde, et poisseuse. Malgré les paysages rencontrés, la fuite des personnages « plombent » les couleurs. Ils se cachent, ils complotent… Nous souffrons avec eux, nous nous interrogeons sur leurs compagnons. Thomas Geha ne lâchera pas l’histoire et laissera déiler la destinée jusqu’au bout… Pour notre plus grand plaisir. Le style est efficace, la lecture, aisée. Je ne reproche qu’une chose à ce livre : Attendre 2011 pour lire la suite.

Les éditions Critic ont bien fait de choisir Thomas Geha pour ce premier livre. Celui-ci nous fait la surprise de changer d’univers. Apres deux romans de science-fiction, il entre dans la fantasy, avec succès.

Auteur : Hervé Belvaire

et une petite trouvé sur Face Book :

transmis par Philippe Ward :

Une critique de Sabre de Sang de Thomas Geha
Thomas Geha, que nous connaissions déjà pour ses deux romans de SF sortis chez Rivière Blanche, passe maintenant à la fantasy avec un beau roman intitulé « Le sabre de sang: Tome 1 Histoire de Tiric Sherna », sorti en octobre chez une toute nouvelle maison d’éditions de Rennes, Critic (http://editions.critic.fr).Il nous livre là une histoire de vengeance pleine de sang et de violence, celle de Tiric Sherna, un fier guerrier du peuple des Shaos, l’un des rares prisonniers faits lors de la bataille perdue contre les Qivhiens, peuple reptilien dont l’empire triomphant est en train de submerger les royaumes humains. Tiric va réussir à devenir un « héros » dans la capitale de l’empire, se retrouver mêlé aux intrigues du pouvoir central et, grâce à des alliés improbables, s’évader. Nous suivons son évolution psychologique et physique, un héros attachant plus proche de celui d’une tragédie grecque que du barbare à la grosse hache de la fantasy traditionnelle. Vivant et se battant dans une société matriarcale très dure, bien décrite à petites touches précises par un auteur qui a mûri depuis « Alone », ce roman à l’écriture simple et nerveuse est une réussite et j’attends avec impatience la conclusion de ce diptyque.
auteur : Jean-Luc Rivera
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Petit article dans le Rennais

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→   Article dans « Le Tregor »

pour le lire cliquez ici (pus lisible ;o) )

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